Un professionnel du droit et de l'histoire de l'art
Le commissaire-priseur est le fruit d'une double formation exigeante, en droit et en histoire de l'art, sanctionnée par un examen d'accès sélectif puis par un stage de plusieurs années auprès de professionnels en exercice. Cette double culture n'est pas décorative : chaque vente est à la fois un acte juridique (mandats, garanties, responsabilité sur les descriptions) et un acte de connaissance (attribuer, dater, authentifier). C'est ce qui distingue fondamentalement la vente aux enchères des circuits informels.
Ventes volontaires, ventes judiciaires : deux mondes
Les ventes volontaires sont celles que vous décidez : vous confiez vos objets à une maison de ventes agréée, comme Millon, dans le cadre d'un mandat librement négocié. Les ventes judiciaires, elles, sont ordonnées par la justice (liquidations, saisies, tutelles) et relèvent depuis la réforme de la profession des commissaires de justice. Mathilde de Coniac intervient dans le cadre des ventes volontaires et des inventaires, l'activité qui concerne les particuliers et les familles.
Estimation, expertise, prisée : trois mots à ne pas confondre
L'estimation est un avis de valeur donné en vue d'une vente : une fourchette réaliste fondée sur le marché, gratuite et sans engagement. L'expertise est une analyse approfondie d'authenticité et d'attribution, mobilisant si nécessaire les spécialistes de chaque domaine, et engageant la responsabilité de son auteur. La prisée, enfin, est l'évaluation officielle réalisée dans le cadre d'un inventaire, notamment de succession, dont la valeur est opposable à l'administration. Trois exercices différents, trois niveaux d'engagement, que ce site vous propose selon vos besoins.
Une profession encadrée, des garanties concrètes
Vendre par un commissaire-priseur, c'est bénéficier d'un cadre : descriptions engageant la responsabilité de la maison de ventes, prix de réserve confidentiel qui protège le vendeur, fonds des acheteurs sécurisés jusqu'au règlement, publicité des ventes et transparence des résultats, déontologie contrôlée par une autorité de régulation. Autant de garanties qui n'existent ni dans la vente entre particuliers, ni au comptoir d'achat.
Le quotidien du métier, loin des clichés
Une semaine type mêle rendez-vous d'estimation à Drouot, visites à domicile dans l'ouest parisien, inventaires avec les notaires, recherches de provenance en bibliothèque, préparation des catalogues, et, oui, quelques heures au marteau. La vente est l'aboutissement ; l'essentiel du métier se joue avant, dans la qualité du travail de connaissance qui fera qu'un objet trouvera son juste public et son juste prix.
Une question sur un objet ? Commencez par l'estimation gratuite
Estimation gratuite →Questions fréquentes
L'antiquaire achète pour revendre : il est votre contrepartie. Le commissaire-priseur vend pour votre compte, contre des frais transparents : son intérêt est aligné avec le vôtre, obtenir le meilleur prix.
L'estimation en vue d'une vente est gratuite. Les expertises approfondies et les inventaires, qui engagent une responsabilité, font l'objet d'un devis.
Les descriptions du catalogue engagent la responsabilité de la maison de ventes dans les conditions prévues par la loi : c'est l'une des protections majeures de la vente aux enchères, pour l'acheteur comme pour le vendeur.